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Armel Campagne / Grozeille.co

L’écologie peut-elle se passer d’une critique du capitalisme ? 

Un entretien avec Armel Campagne autour de son ouvrage Le Capita­locène. Aux racines histo­riques du dérèglement clima­tique sur le site Grozeille.co

Dans cette contrée lointaine et mal connue qu’est notre « environ­nement », il paraît que rien ne va plus. Heureu­sement, les plus fins obser­va­teurs nous tiennent quoti­dien­nement au courant. Par exemple, les journa­listes s’affolent que les trois dernières années soient parmi les plus chaudes jamais enregis­trées et que les émissions de CO2 repartent à la hausse ; la commu­nauté scien­ti­fique s’agite d’autant plus que ses cris d’orfraie demeurent sans effet ; les biolo­gistes terrifiés regardent s’accélérer la sixième extinction de masse. Partout, l’on commence à subodorer que la réponse humaine au désastre en cours, sous la forme de grandes confé­rences inter­na­tio­nales (COP), est d’une inutilité parfaite.

Dans le vacarme et l’urgence qui entourent la question écolo­gique, il s’agit pour bien agir de bien distinguer la cause de nos problèmes, afin d’identifier des cibles logiques. Armel Campagne, un jeune historien, vient justement de faire paraître ses recherches sur le Capita­locène, aux éditions Diver­gences. L’idée est simple : le dérèglement clima­tique, dû aux pollu­tions émises par l’extraction et la consom­mation d’énergies fossiles, n’est pas séparable de l’émergence d’un régime social et écono­mique parti­culier, le capita­lisme. Histo­ri­quement, le lien saute aux yeux : le dérèglement clima­tique comme le capita­lisme apparaissent aux 18–19ème siècles, à partir de la révolution indus­trielle anglaise. Après avoir lu cet excellent bouquin, nous avons donc souhaité rencontrer Armel Campagne, qui a très aimablement accepté, pour creuser avec lui cette question cruciale : l’écologie peut-elle se passer d’une critique du capita­lisme ?

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