Fondées en septembre 2016, les Éditions Diver­gences, s’attachent à publier des essais de critique sociale et politique. Si le « papier » peut paraître être un choix risqué aujourd’hui, nous sommes convaincus de la nécessité de continuer à produire des livres, des livres de papier, d’encre et de colle. Des livres qui s’usent, qui se prêtent, qui se déchirent, qui circulent, des livres qui vivent et qui inter­pellent.

Un livre c’est une succession de choses : un texte bien sûr mais c’est aussi des choix graphiques, un papier plutôt qu’un autre, un imprimeur, un réseau de diffusion et de distri­bution, et c’est le désir d’une multitude de libraires de le faire vivre ou non. Toutes ces choses ont un coût dans un monde médié par l’argent et le livre a un prix, à l’éditeur de faire en sorte qu’il soit le moins prohi­bitif possible.

Si le livre est bien une marchandise, il se doit de dépasser cette pauvre condition de base pour « risquer […] le court-circuit d’une rencontre, tenter un contact qui ne soit pas une médiation marchande, une recon­nais­sance qui soit straté­gique et non specta­trice. » (La Cassure, 2017)

Chaque livre que l’on publie répond à un désir ou à une nécessité : saisir un peu mieux tel aspect de notre société, inter­venir dans une situation politique concrète, éclairer tel aspect de notre histoire.

Créer une maison d’édition c’est donc se donner la force de parti­ciper à la production et à la néces­saire circu­lation d’une intel­li­gence critique sur ce monde et ses effets. C’est placer un nouveau pion du bon côté de l’échiquier, un pion dont les capacités de mouvement sont forcément limitées mais un pion de plus, quand même.